L'Afrique du Sud : introduction
Plus de quinze ans après la fin de l'Apartheid, l'Afrique du Sud est considérée comme un pays émergent dont l'économie doit tirer tout le continent avec elle. Ce pays est pourtant toujours miné par la violence, le chômage et le sida.
Nelson Mandela. Quel autre nom associer à l'Afrique du Sud contemporaine? Pourtant le pays doit désormais compter sans son libérateur et prix Nobel de la paix. Nelson Mandela s'est retiré de la vie politique et ne peut qu'espérer que le fol enthousiasme qu'avait suscité son élection à la tête du pays en 1994 puisse encore perdurer en 2010. Rien n'en est moins sûr.
L'ANC, le parti historique de Mandela et de l'opposition à l'Apartheid, a conservé, grâce à l'élection de Jacob Zuma en mai 2009, les rênes du pouvoir. Mais les rêves d'une "nation arc-en-ciel" semblent depuis longtemps oubliés : corruption des élites, crises économiques et sociales, racisme et criminalité continuent de hanter la société sud-africaine.
Le pays demeure pourtant un fer-de-lance de la politique et de l'économie continentale. Souvent considérée comme l'égale africaine du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine, l'Afrique du Sud brigue une place dans les grandes instances internationales. Régionalement, elle demeure une terre d'immigration et arbitre souvent les conflits voisins.
A l'image de la Chine en 2008, l'Afrique du Sud sera sous les feux des projecteurs en 2010 en accueillant la Coupe du monde de football. Des centaines de milliers de touristes et des milliards de téléspectateurs vont être rivés sur le pays. Les deux grandes questions pour les Sud-africains sont de savoir si cette compétition sera une véritable fête nationale et si les prétendues retombées économiques profiteront réellement au pays.
Banalisé ou oublié, le sida continue de faire des ravages dans toute l'Afrique australe et principalement en Afrique du Sud. A l'heure où le monde se mobilise contre la grippe A, le sida tue en Afrique du Sud quelques 350'000 personnes chaque année et laissent des centaines de milliers d'orphelins livrés à eux-mêmes.
Rédigé en janvier 2010

