La vida loca
A San Salvador, deux gangs se livrent une guerre sans pitié. Meurtres, rackets, trafics de drogues, violences et intimidations pourrissent le quotidien de toute une société. Christian Poveda a suivi pendant deux ans la Mara-18 et nous livre un documentaire poignant.
Rythmé par des coups de feu qui marquent les meurtres de plusieurs des protagonistes, le film nous plonge dans l'univers désespéré de ces jeunes tatoués qui ne vivent que pour leur gang. Pauvreté, chômage, famille mono-parentale et absence d'avenir sont le lot de tous ces garçons et filles qui rentrent parfois dès l'âge de dix ans dans un clan qui ne les lâchera plus.
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La vida loca, Christian Poveda |
Bien que laissant peu de place à l'optimisme, le reportage de Christian Poveda ne sombre pas dans le sensationnalisme, préférant suivre le quotidien de ces jeunes que de s'attarder sur la violence récurrente, le sexe ou l'alcool.
Engrenage infernal où la violence étatique répond à celle des gangs, où une population terrorisée s'enferme dans des quartiers sur-sécurisés ou n'a pas d'autres choix que d'être rackettée par le gang qui contrôle son quartier.
Une jeunesse sacrifiée, dont on aperçoit pourtant l'insouciance et la joie lors de rares moments de fête (anniversaire, naissance...) Une jeunesse meurtrie par sa propre violence.
Christian Poveda a été assassiné, en dehors de San Salvador, peu après la fin du tournage. Vida loca!
Site officiel du film
Les Maras, ces gangs armés qui piègent une jeunesse sans espoir, Cristina L’Homme, Rue89, 4 mai 2010
"La Vida loca" : assassinés au Salvador, Jean-Luc Douin, Le Monde, 29 septembre 2009
Poveda mort au Salvador, Bruno Icher, Libération, 4 septembre 2009
Un pays désarmé face aux gangs, Juan José Dalton, Courrier international/Proceso, 14 mai 2009
Quitter son gang et mourir, Iñaki Makazaga, Courrier international/Público, 12 novembre 2008


