Rapport 2018 sur la pauvreté et la prospérité partagée : Compléter le puzzle de la pauvreté : aperçu / Groupe de la Banque mondiale

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Le Groupe de la Banque mondiale s’est fixé deux objectifs prioritaires : mettre fin à l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 et promouvoir la prospérité partagée en augmentant les revenus des 40 % les plus pauvres de la population dans tous les pays. Le monde continue de progresser vers ces objectifs, comme l’illustre le présent Rapport sur la pauvreté et la prospérité partagée. En 2015, environ un dixième de la population mondiale vivait dans l’extrême pauvreté et les revenus des 40 % les plus pauvres avaient augmenté dans 77 % des pays étudiés. Mais ce succès n’est pas acquis. La pauvreté reste élevée en Afrique subsaharienne, ainsi que dans les États fragiles et touchés par un conflit. Cela étant, la majorité des pauvres du monde vivent aujourd’hui dans des pays à revenu intermédiaire, qui ont généralement des seuils de pauvreté nationaux plus élevés. Le rapport de cette année compare la pauvreté à deux seuils plus élevés — 3,20 et 5,50 dollars par jour — qui correspondent aux pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Il introduit également le concept de seuil de pauvreté sociétal, calculé à partir du revenu médian ou de la consommation médiane de chaque économie. Le rapport 2018 reconnaît aussi que la pauvreté ne se réduit pas à une question de revenu et de consommation et utilise une nouvelle mesure multidimensionnelle de la pauvreté qui tient compte d’autres facteurs, tels que l’accès à l’éducation, à l’électricité, à l’eau potable et à des services d’assainissement. Il analyse également comment les inégalités au sein des ménages peuvent influencer le profil des pauvres à l’échelle mondiale. [Ed.]