Après avoir fui la violence en Afghanistan, le tissage de tapis offre une bouée de sauvetage fragile, mais vitale aux réfugiées au Pakistan

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Le dépouillement du logement de Jumma Gul masque toute l'ampleur du chemin qu'elle a parcouru pour arriver là où elle est aujourd'hui. Assise devant un métier à tisser dans la maison délabrée faite de briques de boue qu'elle partage avec son mari et ses six enfants dans le camp de réfugiés de Khurasan à Peshawar, près de la frontière pakistano-afghane, elle se remémore son ancienne vie. « Vivre en Afghanistan, c'était comme vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », se rappelle-t-elle. Jumma est (...)