De l'Inde à la Birmanie, la région poudrière de la périphérie du Bengale

Article en ligne
Les Rohingyas, population musulmane de l'Arakan birman, en ont été expulsés en masse dans une orgie de violence, il y a peu d'années. La junte de Naypyidaw, qui tente depuis février de consolider son pouvoir, est présidée par le principal responsable de ces exactions, le général Min Aung Hlaing, et essaye de jouer sur l'antagonisme entre bouddhistes et musulmans. En Inde, les récentes élections locales manifestent une polarisation ethnoreligieuse du vote. Ces événements disparates sont pourtant étroitement liés les uns aux autres. Une histoire commune, des frontières militarisées mais poreuses, des antagonismes renforcés par des migrations aussi massives qu'incontrôlées. C'est la problématique complexe de la périphérie du Bengale, qui n'entend pas devenir un Bengale périphérique.