Être « sans patrie » au Liban, c'est rester sans droits et sans travail décent

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Juliano a tout fait pour mener une vie normale. Locataire d'un appartement dans le quartier gentrifié de Mar Mikhael, à l'est de Beyrouth, avec sa mère Julie, il a multiplié les petits boulots où la carte d'identité n'était pas requise : ouvrier, plongeur, serveur, etc. Lui qui présente pourtant si bien, avec son sourire séraphique. Julie allait souvent prier à l'église, pour le repos de l'âme de son époux décédé peu après la naissance de son fils et pour l'aider dans sa lutte contre le diabète. Les oraisons n'ont pas suffi. « La santé de ma mère s'est dégradée. Elle a perdu une jambe. Je n'arrivais plus à payer (...)