« Le Cimetière », là où les migrants survivent, au jour le jour, pour travailler dans les champs et les serres d'Andalousie

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Sidy et Mamadou sont parmi les quelque 800 sans-papiers qui habitent El Cementerio (le cimetière) – un bidonville qui doit son nom au fait que les cabanes ou chabolas squattées par les migrants bordent le cimetière catholique de Lepe, une ville agricole quelconque de 25.000 habitants, située à proximité de la frontière hispano-portugaise, dans le sud-ouest de l'Andalousie. Sidy, 55 ans, est un homme de petite taille, emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements pour se protéger du froid mordant de l'hiver. Les circonstances déjà éprouvantes de son (...)