« Made in Tunisia » : les déshéritées de la mondialisation de l'industrie textile

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Le gérant « a jeté les clés et il est parti, passeport en main », raconte l'une des anciennes employées du petit atelier de confection textile de Ksar Hellal, dans le Sahel tunisien. Le 18 janvier 2018, comme la soixantaine d'ouvrières de l'usine B.Co.Tex., Besma Marzouk a perdu son emploi. En signe de protestation, elle a décidé d'occuper l'usine avec une dizaine de ses collègues. Après sept mois de nuits inconfortables sur des lits de fortune, sans accès à l'eau courante et à l'électricité, la fatigue et le découragement ont poussé les anciennes ouvrières à abandonner la lutte. Pas de doutes pour (...)