Pris entre l'occupation militaire et le chômage, les ouvriers palestiniens continuent à travailler dans l'économie israélienne sans pratiquement aucun droits sociaux

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Il est quatre heures du matin, lorsqu'une forte pluie lave les ruelles désertes du village d'Al Midiah, à l'ouest de Ramallah. Un minibus blanc y fait son chemin dans l'obscurité entre les maisons en pierre, vers les champs d'oliviers, à la sortie occidentale du village. Le véhicule s'arrête d'un coup de frein violent et une dizaine de jeunes en descend. Ils précipitent leurs pas sur le sol mouillé d'un chemin en terre, entre les figuiers de barbarie. Le plus grand, Mohammad, a 33 ans, sac à dos, capuche sur la tête, un paquet de tabac à la main. Ces jeunes Palestiniens vont tenter de traverser (...)